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UFR DE PHYSIQUE
UFR 925

Année 2018

 

23 octobre 2018:

Brad MURRAY - COASTLINE PATTERN FORMATION, RESPONSES TO CLIMATE CHANGE AND COUPLINGS WITH HUMAN DYNAMICS

 

Brad MURRAY

Professeur à Duke University, Division of Earth and Ocean Sciences, Nicholas School of the Environement.

RÉSUMÉ:

Water waves involve fluxes of momentum and energy that transport sediment along the shore. The flux toward shore of alongshore momentum depends on coastline orientation (relative to the wave propagation direction). Spatial variations in coastline orientation, therefore, are associated with gradients in alongshore sediment flux. Divergences in alongshore sediment flux cause coastline erosion, and convergences cause accretion. i.e., coastline shape determines the pattern of sediment fluxes that in turn change coastline shape. This ‘morphodynamic’ feedback can produce instabilities leading to the growth of large-scale coastline features. In numerical experiments, finite-amplitude interactions then lead to a variety of coastline shapes, which are functions of wave climate (angular distribution). Changes in wave climate arising from changes in storm climate tend to reshape coastlines. In a case study, hindcasts of associated changes in shoreline erosion patterns are consistent with historical observations, opening up the possibility to forecast future coastal erosion ‘hot spots.’ However, on developed coastlines, couplings between human dynamics and coastline dynamics must be considered.

 

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• 10 avril 2018:

Olivier SORLIN - Noyau bulle et force spin-orbite

 

Olivier SORLIN

Directeur de recherche au CNRS, Grand accélérateur national d’ions lourds (GANIL)

 

RÉSUMÉ

Le couplage entre le spin et le moment orbital d’une particule joue un rôle déterminant dans de nombreux systèmes quantiques. Pour le noyau atomique, ce couplage est en particulier responsable de la présence d’espacements majeurs entre certaines orbitales neutrons ou protons, donnant lieu à des noyaux appelés magiques.  Pour ceux présents sur terre, ils sont généralement plus abondants que les autres, et pour certains essentiels à la vie.  Pour ceux présents pour quelques fractions de secondes dans les phases d’explosions stellaires, et que nous synthétisons dans des collisions nucléaires auprès d’accélérateurs, ils sont les ‘survivants’ de ces milieux hostiles et les précurseurs de noyaux stables présents sur terre.  Cette interaction, postulée en 1949, est aujourd’hui décrite par différents modèles théoriques prédisant notamment sa dépendance en densité, chose qui n’a jamais été prouvée.

Nous proposons ici de montrer comment cette dépendance a été étudiée pour la première fois à l’aide de la découverte du noyau bulle de 34Si, présentant une déplétion centrale. Je développerai ensuite les conséquences à cette découverte dans l’étude des phénomènes stellaires explosifs, des noyaux à halos de neutrons et pour la recherche de noyaux super lourds.

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• 23 janvier 2018:

Valerie Masson-delmotte - Changement climatique, sciences du climat et expertise collective

 

Valérie MASSON-DELMOTTE

Directeur de recherche au CEA, Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement, membre du GIEC

RÉSUMÉ :

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) a pour mandat de coordonner la rédaction de rapports sur l'état des connaissances scientifiques vis-à-vis du changement climatique, ses impacts, et les options de réponse tant pour l'adaptation que pour l'atténuation. Pour la préparation des rapports, le GIEC fait appel au travail volontaire de centaines d'auteurs et de milliers de relecteurs. C'est un organisme scientifique unique, qui joue un rôle clé pour une évaluation critique de l'état des connaissances et de leurs limites, pour le partage des connaissances, et pour le renforcement d'approches interdisciplinaires des multiples dimensions du changement climatique.
J'expliquerai comment s'articule l'échange entre les gouvernements et la communauté scientifique pour la préparation de ces rapports. J'expliquerai les différentes étapes de préparation et de sélection des auteurs des rapports et mettrai l'accent sur la manière de participer au processus de relecture.
J'illustrerai l'évolution des connaissances vis-à-vis des causes des changements observés, et dans la compréhension des risques associés à la montée du niveau des mers, et comment l'identification de verrous scientifiques peut stimuler de nouvelles voies de recherche.
En mars 2018, le GIEC fêtera ses 30 ans, à Paris. Ce sera l'occasion de structurer une réflexion sur les relations entre science et société, vis-à-vis du changement climatique, et s'interroger sur le futur des rapports d'évaluation du GIEC : quels besoins ? quelles méthodes ? quelles approches pour communiquer les conclusions ?

 

06/11/18

Traductions :